Et la famille s'agrandit...

 

 

J'ai eu mes premières chaleurs à l'âge de 10 mois, en plein mois de janvier. Sur le coup, mes maîtres s'inquiétaient car ce n'était pas pendant la période prévue chez les furets (de mars à août). Mais comme c'était la première fois, ce n'était pas grave. Ils m'ont alors présenté à un furet tout blancavec qui j'ai vite eu envie de jouer.
Je suis restée 2 jours avec lui puis on s'est quitté.

Les semaines suivantes, mes maîtres me regardaient sous toutes les coutures, et surtout la taille de mon ventre. Je n'étais plus en chaleur mais rien à faire, je gardais mon corps de déesse. Puis j'ai de nouveau eu des chaleurs et c'est
à cette occasion que j'ai revu mon ami furet albinos. On s'est encore bien amusé, même si je le trouvais parfois
un peu brutal. Toujours est il qu'après 3 jours, je l'ai de nouveau quitté pour retrouver ma cage bien douillette.

Les jours suivants, j'étais encore le centre d'intérêt de mes maîtres et je les voyais ravis de voir mon petit ventre s'arrondir. Ils en parlaient tout le temps et j'ai bien fini par comprendre que j'avais des bébés dedans. Pourquoi pas ? Je suis sûre que je vais faire une très bonne mère ! D'ailleurs, j'ai eu droit à un nouveau petit nid pour accueillir mes futurs petits
car mon hamac aurait été trop étroit et peu pratique.

Six semaines plus tard, je ressemblais davantage à une quille qu'à la svelte Caramelle, mais j'acceptais volontiers les petites gâteries. Enfin, dans la nuit du 31 mai au 1er juin, ils sont sortis ! Huit en tout, mais le temps qu'ils viennent tous au monde, l'un deux était mort d'hypothermie. J'étais triste mais les sept autres méritaient toute mon attention.

Les jours suivants, je dormais beaucoup et eux tétaient à leur guise, sauf un qui était mis à l'écart pour sa faiblesse. Mes maîtres l'ont alors aidé à se revigorer en lui donnant, sur conseil du vétérinaire, du lait maternisé pour chaton avec une minuscule pipette. En quelques jours, il parvenait à téter tout seul. Quelle joie !

 

C'est épuisant d'être une maman furette, il y a toujours un bébé qui a soif ! D'ailleurs, je m'endomais souvent
pendant qu'ils têtaient. Les petits grandissaient tellement vite que mon nid devenait trop étroit. Heureusement,
mes maîtres m'en ont fabriqué un autre. A l'âge de 3 semaines, on pouvait définir la couleur de leur pelage :
5 putoisés et 2 albinos. Mais ils étaient toujours aveugles car leurs yeux n'étaient pas encore ouverts.

A 5 semaines, les bébés avaient tous ouverts les yeux. Alors là, mes maîtres avaient intérêt à faire attention
lorsqu'il marchaient car les petits furets, très curieux, se dispersaient un peu partout afin de découvrir toutes les recoins.
Mais je veillais à n'en perdre aucun. Quel travail !

A 6 semaines, il fallait vraiment que j'aie l'oeil car ils se cachaient un peu partout : dès que j'en ramenais un au nid, un autre s'était carapaté ! Heureusement, je savais que la maison était sécurisée et que l'appel du ventre les ferait rappliquer.

Lorsque les bébés ont eu 8 semaines, ils ont chacun leur tour pris leur indépendance. Alors après de gros calins, chacun
d'eux a pris son baluchon et est parti explorer d'autres contrées, sous l'oeil vigilant d'un nouveau maître, tout aussi sérieux que les miens. Voilà, j'étais de nouveau l'unique furette de la maison mais j'entendais parfois gratter, comme si un de mes furetons était encore là. Je me suis dit : "Ma pauvre Caramelle, tu dérailles ! C'est sûrement la fatigue."

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